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Biographie[ modifier modifier le code ] Adel Imam étudie l' agriculture à l' Université du Caire avant de se lancer dans une carrière artistique en en apparaissant dans plusieurs pièces de théâtre. En , il obtient son premier grand rôle au cinéma dans le film "Nous étions dans le bus". Dans les années , il joue dans plusieurs films dont "Le tigre et la femelle", mais c'est son rôle en dans le film "Terrorisme et Kebab" qui signe un de ses plus grands succès. Comédie égyptienne traitant de la corruption du gouvernement et du terrorisme, le film devient un grand classique en Égypte et reste encore aujourd'hui très populaire [1]. Deux ans plus tard, Adel Imam connaît un autre grand succès avec le film "Le Terroriste", l'histoire de la rédemption d'un terroriste.

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Le succès de ce film tient à autre chose : au sujet qui y est abordé, celui de la violence de l'islam politique dans la société égyptienne, et à l'interprétation du rôle principal par Adel Imam.

Improvisateur de talent souvent proche du chansonnier, cet acteur a fait ses débuts au théâtre dans les années , puis au cinéma dans les années Vedette incontestée du théâtre de vaudeville2, il s'est par ailleurs taillé une notoriété grandissante dans le cinéma en jouant dans des films qui, sur des modes divers, traitent des problèmes politiques et sociaux de l'Egypte aujourd'hui et critiquent sans ménagement le gouvernement et les institutions de l'État.

Une farce en forme de fable politique, où les dialogues s'en prenaient si directement à la justice et aux magistrats que le film sera interdit pendant plusieurs mois et suscitera une vaste polémique3. Ces deux films, très différents tant dans leur réalisation que dans l'emploi des capacités comiques et dramatiques d'Adel Imam, m'ont paru propices à une réflexion sur la fonction politique du cinéma égyptien ces dernières années : comment des réalisateurs et leur scénaristes parviennent-ils à créer des situations qui, tout en formulant explicitement une critique sociale et politique, leur permettent à la fois d'échapper à la censure et de capter l'intérêt du public?

L'humour étant l'un des moteurs principaux de l'action, comment, de quoi et de qui rit-on dans ces deux films? Quelles sont les limites, les frontières que le réalisateur ne doit pas franchir, et comment parvient-il à jouer de ces limites et de ces interdits? Par ailleurs, quel sens prend dans ces films l'interprétation de l'un ou l'autre rôle par A. Imam, un acteur dont nul n'ignore en Egypte l'engagement personnel pour la défense de la liberté d'expression et contre l'idéologie islamiste?

Le récit : l'argument 1. Comme beaucoup de gens, il a deux métiers : fonctionnaire de la Société des Eaux du Caire le matin, il est gérant d'une cafétéria le soir et une partie de la nuit, ce qui lui laisse peu de temps pour mener une vie de famille harmonieuse. L' aventure qui va constituer l'intrigue du film , commence le jour où Ahmed décide de se rendre à la préfecture du Caire le Mugamma' , pour retirer le formulaire qui lui permettra de changer ses enfants d'école. Après plusieurs tentatives infructueuses, excédé de ne pouvoir trouver le fonctionnaire habilité à lui délivrer le bon formulaire, Ahmed s'énerve : expulsé un peu violemment du bureau où une fois de plus il s'est présenté sans succès, il perd ses lunettes dans la bagarre.

Les policiers arrivent pour remettre de l'ordre, et c'est alors que, toujours à la recherche de ses lunettes, il se saisit involontairement d'une mitraillette et tire un coup de feu en l'air ; dans le mouvement de panique qui suit, le Mugamma' se vide et Ahmed se retrouve seul avec ceux sur lesquels il a d'abord par erreur, et ensuite par colère, pointé sa mitraillette.

Terroriste dérisoire, rejoint par quelques compères, qui pas plus que lui ne savent pourquoi ils en sont arrivés là, sinon à cause d'une histoire personnelle qui en a fait des révoltés, des laissés pour compte de la société, Adel Imam engage le dialogue avec le Ministre de l'Intérieur persuadé d'avoir à faire face à un commando de dangereux islamistes.

Mais tout se terminera bien, puisque terroristes et otages sortiront ensemble du Mugamma 'sous l'oeil bienveillant du Ministre de l'Intérieur : la seule revendication formulée par les terroristes, en effet, aura été un festin de kebab brochettes de viande pour tous! Le terroriste Ali Abdel Zaher interprété par Adel Imam , un dangereux terroriste, vient de commettre plusieurs attentats meurtriers au profit du mouvement islamiste auquel il appartient et il est recherché par la police.

Il aboutit par accident au sens propre du terme puisqu'il est renversé par une voiture , dans la maison très bourgeoise d'un riche médecin de Maadi, un quartier résidentiel au sud du Caire. En possession d'une mallette volée lors d'une précédente opération, il est pris pour son propriétaire, un respectable professeur d'université et à ce titre, accueilli en toute confiance par la famille du médecin où il deviendra l'ami de tous, y compris de Fouad Massaoud, un intellectuel qu'il était chargé d'assassiner ; il finira même par tomber amoureux de Sawsan, l'une des deux filles du médecin, lui qui jusqu'alors ne connaissait des femmes que la silhouette voilée que lui avait proposée l'émir de sa confrérie pour récompense des crimes perpétrés au nom de Dieu.

De même, il découvrira que la foi n'est pas l'apanage des seuls islamistes. Pour cet être fruste, sous l'emprise totale de son organisation, cette interruption forcée dans son parcours de militant sera l'occasion, à travers de multiples rencontres, d'une nouvelle naissance.

Ayant découvert que la voie de la violence n'est pas forcément la meilleure, il meurt à la fin du film sous les feux conjugués de la police et de ses frères islamistes qui considèrent qu'il a trahi leur cause. Les choix de réalisation : le contenu A deux années d'écart, ces deux films et le genre adopté par chacun des réalisateurs pour traiter son sujet me semblent témoigner assez bien de l'évolution d'une crise politique dont l'une des expressions, en Egypte comme dans d'autres pays arabes, est la progression de l'idéologie islamiste.

Terrorisme et kebab, une comédie qui se termine bien, est une démonstration par l'absurde de la difficulté des citoyens à communiquer avec leur administration. Le thème de l'islamisme y est présent, mais secondaire. Le terroriste, un mélo- 1 Solange Poulet drame qui tourne au tragique, aborde directement le thème de la montée de l'islamisme et de ses répercussions sur la société égyptienne.

Dans les deux cas, Adel Imam incarne le personnage principal, celui qui va provoquer le rire du spectateur : comédie ou mélodrame, l'essentiel de l'argument de ces deux films est en effet développé à travers gags et quiproquos. En revanche, le déplacement de sens induit par les rôles d'A.

Imam dans l'un et l'autre film est remarquable : héros positif dans le premier film, messager de la bonne cause, il est, dans le second film, le héros négatif d'une mauvaise cause que le propos du film vient dénoncer. Dans le premier film, le héros incarné par A. Cette inversion de rôles et de sens, associée à l'utilisation de procédés narratifs très différents, aboutit à modifier la posture psychologique du spectateur, c'est- à-dire sa "distance" aux situations et aux personnages dans l'un et l'autre film, autorisant ainsi les réalisateurs à pousser très loin les limites acceptables et par la censure et par le public : quelques exemples, tirés de chacun de ces films, vont permettre d'illustrer et de développer ce propos.

Dans Terrorisme et kebab, le titre - un raccourci énigmatique en forme de noktifi - annonce d'emblée une comédie bien égyptienne. Le rapport entre le "terrorisme" et le "kebab' 'est en effet caricatural : le kebab étant la viande la plus chère en Egypte, il devient ici le symbole de toutes les frustrations, et suffira à satisfaire terroristes et otages.

Le ton du film est ainsi donné : il s'agira d'une comédie, avec toutes les exagérations que le burlesque autorise, comme on va le voir avec quelques-uns des thèmes abordés dans différentes séquences et les multiples gags qui en découlent. Un thème omniprésent est la critique de la bureaucratie et des fonctionnaires. Lorsqu'Ali, poussé par la foule, parvient enfin à pénétrer dans le bureau qu'il cherche, c'est pour découvrir deux individus qui font bien autre chose que ce pourquoi ils sont censés être là, puisque l'un est prosterné en prière, tandis que l'autre trie ses haricots verts tout en téléphonant à sa meilleure amie.

Dans une autre séquence, le petit fonctionnaire désigné comme islamiste, conseille à Ali de chercher son collègue plus haut placé dans les toilettes du Mugamma'on des immeubles avoisinants, car celui-ci à des problèmes intestinaux : l'invention d'une telle péripétie par le scénariste rend bien entendu la critique corrosive, et plus qu'irrévérencieuse. La critique de l'État occupe de même une place importante dans le film.

On voit ainsi le ministre de l'Intérieur, croyant avoir affaire à un commando islamiste menaçant d'exécuter des otages à l'intérieur de l'immeuble, se déplacer en personne et faire encercler le Mugamma' par l'armée et la police. Impuissant, malgré ce déploiement disproportionné de force, il décide d'envoyer un émissaire Cinéma et politique en Egypte : une stratégie du rire 1 aux terroristes et choisit pour cette mission très risquée l'enfant d'une mendiante recrutée aux alentours de l'immeuble.

Une manière de mettre sévèrement en question la compétence et le sens des responsabilité des hauts-fonctionnaire placé à la tête de l'État. Parallèlement à ces intrigues concernant l'argument central du film, d'autres racontent les difficultés quotidiennes des Égyptiens, certaines n'hésitant pas à transgresser certains tabous liés à la sexualité : dans les toilettes des grands hôtels où le mènent sa recherche du fonctionnaire qui lui délivrera le bon formulaire, Ali découvre la prostitution masculine ; il découvrira aussi les charmes de la prostitution féminine lorsqu'une dame de petite vertu enfermée dans les locaux de la brigade des moeurs du Mugammd proposera de lui prêter main forte ; la même prostituée interrogera de manière fort audacieuse l'un des protagonistes affligé d'obésité sur les détails de sa pratique sexuelle.

Le scénario de ce film est en fait extraordinairement complexe et fait sans cesse glisser le spectateur de la réalité de situations proches de son vécu à l'imaginaire de situations totalement improbables et loufoques ; de même, le spectateur va passer sans cesse de la critique de l'autre à la critique de soi, de l'humour à la dérision et à l'autodérision, selon le mécanisme bien connu de la nokta égyptienne.

Premiers à rire, mais derniers à réfléchir! Restez dans votre fange, élevez vos enfants, divertissez-vous les jeudis soir et les vendredi, allez à la mosquée. Allez au diable! Dans le second film, Le terroriste, l'enjeu de la critique est tout autre : le thème central du film est un thème grave, voire dramatique, puisqu'il s'agit de la montée de l'islamisme et des actes terroristes qui l'accompagnent. L'intrigue repose sur des faits réels : les attentats en général, mais, en particulier l'assassinat d'un penseur libéral, Farag Fawda, en En revanche, le traitement cinématographique adopté pour Le terroriste s 'oppose du tout au tout à celui de Terrorisme et kebab : hormis les références à la situation politique de l'Egypte, l'intrigue évolue dans un environnement totalement irréaliste.

De cet être présenté comme ignare et fruste, on sait simplement qu'il est totalement sous l'emprise de son organisation, qu'il appartient corps et âme à son émir. De même, la riche famille du médecin qui recueille Ali n'a pas grand chose à voir avec une famille bourgeoise égyptienne : si le décor mobilier, objets , du cadre de vie de cette famille désigne bien, globalement, son appartenance sociale, les situations, les actions vécues par les membres de cette famille correspondent bien peu à la réalité de ce même milieu.

Par ailleurs, comment un père pourrait-il laisser cet homme dans sa maison, à côté de sa femme et de ses filles? On constate aussi l'absence de domestique dans cette maison bourgeoise. Autant de détails qui soulignent l'invraisemblance du scénario.

Les choix du réalisateur et du scénariste apparaissent donc clairement : ils font évoluer les personnages de cette histoire difficile dans l'univers de la fiction et dans un cadre schématisé à l'extrême, comparable en cela à celui de beaucoup de feuilletons mélodramatiques égyptiens. Le spectateur se trouve alors, sans ambiguïté, projeté directement dans l'espace du "réfèrent imaginaire"8 : il perçoit d'emblée que la réalité qui lui est proposée est une pseudo-réalité.

Cette posture psychologique du spectateur est par ailleurs renforcée dans la narration par la gestion des effets comiques. Dans Terrorisme et kebab, le spectateur découvrait et vivait, en même temps que le héros, des situations qui déclenchaient son rire ; dans Le terroriste, au contraire, l'effet comique de la plupart des gags et des quiproquos qui émaillent le scénario provient en général du fait que les spectateurs savent ce que les protagonistes du film ne savent pas.

Ainsi, le spectateur sait depuis le début du film qu'Ali est le terroriste recherché par la police ce que la famille du médecin ne devine qu'à la fin , que la famille de Hani, pour lequel Ali s'est pris d'amitié au point de songer à le faire entrer dans sa confrérie, est copte ce qu'Ali n'a pas compris ; et plus tard, que Hani, soudain identifié par Ali comme copte, se transforme aux yeux de celui-ci en impie et provoque une répulsion insurmontable ce que Hani de son côté ne peut évidemment comprendre etc.

Détenteur au départ d'un certain nombre de données-clefs de l'action, le spectateur adhère ainsi plus facilement à la construction progressive du sens développé par le scénario, une construction à laquelle il peut avoir l'illusion de participer alors qu'elle lui est, bien sûr, totalement imposée par le réalisateur.

Sur fond de mélodrame, l'argument central du Terroriste se développe selon deux axes complémentaires : la critique de l'islamisme et le risque que représente pour l'équilibre social en Egypte la montée de tous les intégrismes religieux.

Mais hormis quelques scènes de violence, c'est essentiellement par l'humour que le message est transmis. Cinéma et politique en Egypte : une stratégie du rire 1 Malgré les dénégations du réalisateur et du scénariste9, la question de l'islamisme occupe bien une position centrale dans l'argument du film. La véritable dénonciation de l'islamisme apparaît cependant plus loin, dans la présentation de l'émir et des membres de la Gâmaa Ligue islamiste à laquelle appartient Ali , auxquels la critique la plus directe et la plus acerbe est adressée.

Les dialogues mettent l'accent sur la bêtise et l'ignorance des militants islamistes, assujetis à un "émir" totalement amoral. L'émir tout puissant traite avec les "Afghans" et reçoit des fonds de l'étranger pour déstabiliser le pays etc. Une critique émaillée de gags qui tournent en dérision les islamistes et ceux qui se laissent entraîner par eux : on peut citer la scène particulièrement comique où Ali est mis en présence de sa fiancée Rachida, voilée et gantée de la tête au pied, et dont on ne peut voir qu'une paire de lunettes proéminentes.

Tout aussi ridicule est le repas de l'émir entouré de ses femmes, ou la manière dont ce dernier s'exprime dans un arabe rigoureusement classique tout en ouvrant le réfrigérateur. En contrepoint apparaît "l'autre Egypte", celle que veulent détruire les islamistes : l'Egypte moderne, terre de liberté et de coexistence des religions. La famille du médecin qui accueille Ali est une famille musulmane bourgeoise idéale, qui se montre capable, à l'image de la mère, de concilier liberté individuelle et fidélité aux valeurs religieuses.

Différentes notations tendent à rendre crédible cette idée : l'éducation très libre des enfants choque beaucoup Ali, mais cela ne l'empêchera pas de devenir l'ami du fils et de tomber amoureux de l'une des deux filles. A force de disponibilité et d'attention, tous deux ont en effet réussi à l'amener imperceptiblement à s'interroger sur lui- même et sur ses choix. Enfin, il découvre, à la faveur d'une série de quiproquos, que le voisin avec qui il s'était progressivement lié d'amitié et qu'il pensait convertir à la cause de la Gâma'a est copte, c'est-à- dire un impie, selon ses critères.

Une intrigue supplémentaire, très présente tout au long du film, vient nuancer la démonstration : la femme de ce Copte est, elle aussi, une dangereuse intégriste copte , qui brandit à tout moment l'étendard de l'intolérance ; elle menace son mari de le quitter s'il n'abandonne pas son emploi dans une usine où l'on produit de la bière, lui interdit de boire de l'alcool et cherche à le dissuader de fréquenter ses voisins musulmans.

Bon ou mauvais, personne n'est réel dans cette histoire, ce qui ne gêne en rien, et, au contraire, vient faciliter la transmission du message porté par le film. Mieux vaut en rire Deux films, une même vedette et, pour le cinéma égyptien, deux manières d'investir le champ du politique et de se faire l'écho d'une préoccupation devenue majeure pour bon nombre de citoyens : la progression de l'intolérance, voire du fanatisme, qu'il soit le fait de l'islamisme ou d'autres idéologies, le "coptisme" par exemple, ainsi que la dénonciation de la violence aveugle qui accompagne fréquemment ces phénomènes ; et à deux années d'écart, deux manières de l'aborder, et pour Adel Imam, la vedette principale des deux films, un renversement de rôle, à mon avis très significatif de l'urgence et de la gravité du problème en Egypte.

Dans le rôle d'un petit-bourgeois égyptien, Adel Imam se faisait, selon son habitude au théâtre ou au cinéma, le défenseur du "pauvre et de l'opprimé" dans une histoire qui décrit d'abord une situation de conflit entre les citoyens, l'Etat et la bureaucratie.

Il ne devenait terroriste que par accident. Ces quelques éléments révèlent la sensibilité sociale qui existait déjà à ce sujet. Deux ans plus tard, Le terroriste est tourné dans un contexte politique et social de plus en plus perturbé par la violence des attentats islamistes, et la répression dont ils sont les victimes.

On pourrait s'étonner qu'avec un tel sujet la dénonciation de la violence certes, mais aussi la dérision de certaines formes de pratiques religieuses , le film ait pu franchir sans difficulté le barrage de la censure.

A cela on peut répondre, sans grand risque d'erreur, que le choix pour le rôle principal d'Adel Imam, connu pour son investissement personnel en faveur de la liberté d'expression et contre l'extrémisme, suffisait d'emblée à éliminer les réticences de la censure.

En Egypte, certains n'ont d'ailleurs pas hésité à insinuer que la vedette égyptienne se serait carrément fourvoyée dans une entreprise de propagande soutenue par le pouvoir.

Cependant, bien plus à craindre que la censure officielle, il y avait celle du public, le plus grand risque étant de voir le film mis en échec par une sensibilité populaire qui aurait pu se trouver choquée du traitement humoristique réservé aux pratiques des membres de la Gâmaa représentés dans le film cf. Autre risque non négligeable, celui pris par A Imam en endossant le rôle du héros négatif, criminel de surcroît : on aurait pu tout aussi bien imaginer qu'il interprète le rôle du "juste" le penseur libéral, par exemple , auquel le scénario aurait pu, en ce cas, donner plus d'importance.

Mais, comme je l'ai expliqué plus haut, le parti pris du scénariste et du réalisateur était, semble-t-il, de fîctionner le plus possible le récit : transformer Adel Imam en islamiste était alors, le meilleur des choix pour donner au spectateur la capacité de se distancier quelle que soit sa position vis-à- vis de l'islamisme. Proche de l'islamisme, il lui devient impossible de s'identifier au personnage improbables incarné par A. Imam et de se sentir visé par la satire de l'islamisme qui lui est proposée, et il peut s'approprier sans méfiance l'univers reconnu comme fictif d'un film qui s'est donné pour mission de délivrer un message contre la violence et pour la tolérance.

Inversement, le public des opposants à l'islamisme trouvera évidemment son compte dans une satire souvent féroce. Cinéma et politique en Egypte : une stratégie du rire 1

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